Proposer des offres utiles et écologiques

L’humanité consomme de plus en plus vite les ressources que la planète est capable de générer en une année. Les modes de consommation sont directement liés à ce résultat et Decathlon prend la mesure de sa responsabilité à ce sujet.

Depuis 2016, Decathlon ne parle plus de clients, mais d’utilisateurs sportifs. Cette décision concrétise notre volonté d’aller vers une valeur liée à la pratique sportive et les interactions avec les produits, plutôt que la possession permanente.

Nos coéquipiers œuvrent aujourd’hui à développer des moyens qui augmentent la durabilité des produits, en prenant en compte dès la conception leur réparabilité et leur fin de vie. Penser la réparabilité simple et robuste en atelier, assurer une deuxième vie aux produits via le marché de l’occasion, proposer des points de collecte aux utilisateurs pour faciliter le recyclage, autant d’initiatives à généraliser pour diminuer la pression de l’entreprise sur les ressources naturelles.

Notre action sur nos offres, en chiffres
en 2017

L’essentiel pour 2017

Nous poursuivons notre stratégie globale pour augmenter la durabilité de nos produits et éviter la destruction de ceux-ci.

Nous repensons le modèle du Trocathlon pour mieux répondre aux besoins de nos utilisateurs.


Nous construisons une démarche de don de produits, compatible avec les contraintes juridiques

Les ateliers au service de la durabilité des produits

Il existe 20 ateliers régionaux dans le monde, et chaque magasin Decathlon est équipé d’un atelier de réparation.

Leur mission est d’accompagner les utilisateurs sportifs dans le maintien de l’usage de leurs produits, de valoriser l’investissement matériel réalisé, et ainsi d’augmenter la durabilité des produits.

Nous avons la conviction que beaucoup de réparations pourraient être évitées si les produits étaient mieux entretenus. C’est pourquoi nous encourageons nos sportifs à venir apprendre à entretenir leur matériel auprès des nos experts techniques.

Pour les rendre autonomes et favoriser l’apprentissage par soi-même, nous proposons des pièces détachées sur le site de vente en ligne et nous mettons à disposition des tutoriels explicatifs pour guider les utilisateurs dans la réparation : https://support.decathlon.fr/.

L’atelier est aussi l’observatoire privilégié de l’usage des produits par nos utilisateurs. Fort de ce constat, le projet des ateliers est d’accompagner chaque Sport Signé et de travailler en étroite collaboration avec un technicien atelier.

De plus, depuis cette année, les équipes de Sports Signés sont en charge du référencement des composants nécessaires à la réparation de leurs produits.

Ces deux actions ont un seul objectif : améliorer la conception globale du produit en intégrant sa réparabilité très en amont

Chiffres clés du projet :

En 2017, une solution de réparation a été trouvée pour 253 000 produits, soit +43% de produits par rapport à 2016.

Les utilisateurs ont témoigné de leur niveau de satisfaction en attribuant la note de 4,4/5 sur la qualité de la prestation (contre 4,3 en 2016).

Le projet Rewind, faire mieux en suivant le principe d’économie circulaire

Le projet appelé “Rewind”, lancé en 2016 par Décathlon, est un exemple d’économie circulaire. Il est une illustration concrète d’un des aspects du 4R (réduire, réutiliser, réparer et recycler).

Ce projet, à l’état de pilote actuellement, consiste à récupérer des vêtements en fin de vie et à les retourner à l’état de fibres afin de reproduire des fils, des tissus et en faire des nouveaux produits.

Nous avons aussi commercialisé, en 2017, près de 2,9 millions de paires de chaussettes de tennis fabriquées à partir de chutes industrielles de tissus, suivant le même principe.

Le groupe projet est composé d’un consortium de cinq membres qui sont les représentants en France de la chaîne de valeur du coton : Laroche fabricant de machines de recyclage, TDV entreprise de filature/tissage, le CETI, Centre Européen de textile innovant, L’ICAM (Institut Catholique d’Arts et Métiers), Decathlon.

En 2017, le groupement a obtenu de l’ADEME, Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie, un financement public pour la poursuite de ces travaux.

La revalorisation : Optimiser l’utilisation des matières pour prolonger la durée de vie

Romain BIELAIRE, Leader Production sur le process confection lourde pour la zone Euromed
et Marco DARIOLI, Responsable qualité dans l’équipe OQS (Operational Quality Solutions).

Comment est né le projet "sac de frappe" ?
Marco : En février 2017 nous avons rencontré un problème qualité avec des chaussettes de ski. Le produit fini ne répondait pas à nos exigences, il était invendable et il fallait les détruire.

Romain : À ce moment-là, je travaillais avec un fournisseur en République tchèque, Gala, qui remplissait ses sacs de frappe avec des déchets textiles issus de l’industrie automobile, déchets que nous achetions. En apprenant cela, j’ai eu l’idée de faire le rembourrage des sacs avec ces défectueux.
Quels étaients les enjeux de ce projet ?
Romain : Pour réaliser ce reconditionnement, il fallait mettre en place le circuit entrepôt/fournisseurs qui permettrait de récolter et stocker les défectueux. Pour continuer à répondre au cahier des charges du sac de frappe, nous avons travaillé avec Chloé Bousquet, ingénieur produit, pour adapter la conception du produit et son outil de production afin de pouvoir utiliser une plus grande diversité de déchets pour le remplir.
Quelles opportunités avez vous vu dans cette situation ?
Marco : Chaque fois que nous rencontrons un problème qualité, nous mettons tout en œuvre pour effectuer une réparation sur les produits concernés, parfois cela n’est pas possible techniquement ou bien trop coûteux. Les produits non réparables et qui ne peuvent pas être donnés sont, dans la mesure du possible, recyclés.
Je suis un amoureux de la nature et j’ai à cœur de vivre mes convictions personnelles dans mon activité professionnelle. Lorsque je contribue à la réduction de déchets dans le cadre de mon métier, je me sens utile et en accord avec mon engagement citoyen.

Romain : Ce projet a également été au service de mon activité puisqu’il a permis d’augmenter notre capacité de production. Pour ne pas faire de cette réalisation une action unique, nous avons travaillé le cadre juridique pour pouvoir dupliquer l’initiative partout dans le monde. Nous avons également écrit un avenant au contrat de notre fournisseur pour systématiser cette décision.
« 55 tonnes de produits ont été revalorisées dans les sacs de frappe »

depuis la naissance du projet

Invendus, faire le choix de donner plutôt que de détruire

Florence CONDETTE, Leader du projet sur la partie Gestion des stocks,

Audrey LEURENT, Référente sur la partie Qualité

Romain CODRON, l’un des référents sur la partie juridique, expliquent le process de dons de produits décotés chez Decathlon.

Comment est né le projet de dons aux associations ?
Florence : Le projet est né de plusieurs éléments déclencheurs. Tout d’abord d’un constat : nous avions accumulé beaucoup de vieux stock dit "dormant" dans nos entrepôts. Il s’agissait de produits neufs issus d’anciennes saisons et invendables.
Cela occupait un espace de stockage et comme ils étaient en parfait état d’usage, nous n’avions aucune raison de les jeter.
Puis, l’exercice d’écriture de notre Vision 2026 et notamment de l’axe "Decathlon en bleu et vert" a inspiré et encouragé des coéquipiers qui se sont manifestés pour s’impliquer à leur échelle.

Audrey : Il arrive que des produits ne répondent pas au cahier des charges et que les marques considèrent que la qualité du produit n’est pas à la hauteur de notre exigence. Dans ce cas, notre première décision est de réparer les produits pour pouvoir les vendre à de nouvelles conditions. Si les produits ne sont pas réparables, nous n’avions jusqu’à présent pas d’autre solution que de les détruire. Cela nous posait un vrai cas de conscience et nous avons voulu être acteurs du changement en choisissant de donner plutôt que de détruire.

Romain : Nous recensions de multiples initiatives prises un peu partout aussi bien en France qu'à l'étranger et juridiquement cela pouvait générer un risque. Nous avions à cœur de favoriser cette pratique et avons donc travaillé en collaboration pour que la pratique du don puisse être encadrée, harmonisée et surtout systématisée.
Comment s’organise le dons aux associations ?
Romain : Nous avons formalisé en interne un guide de bonnes pratiques qui fixe un cadre harmonisé et vulgarisé pour répondre aux besoins spécifiques de l’ensemble des opérationnels concernés. Nous souhaitions simplifier aux maximum la possibilité de donner. Le don doit être facile peu importe que vous soyez en entrepôt, en magasin ou dans les services centraux...
Nous avons des associations avec qui nous avons noué un partenariat fort. Avec elles, nous avons des accords signés. Généralement, nous signons une fois et nous pouvons donner autant de fois que nécessaire.
Quels produits donnez-vous ?
Audrey : Nous ne donnons pas les produits dits "sécuritaires" ni les équipements de protection individuelle dans la mesure où ils pourraient comporter un quelconque risque pour la sécurité de son utilisateur.
Nous donnons les produits qui sont conformes dans leur usage, qui ne mettent pas les bénéficiaires en danger.
Quelles sont les difficultés rencontrées ?
Audrey : Nous gérons beaucoup de quantités et il était difficile pour une association locale de trouver des bénéficiaires, mais aussi de stocker ces produits. Elles n’ont généralement pas les infrastructures qui leur permettent de le faire. Nous avons fait le choix de donner à des plateformes associatives qui font elles-mêmes le travail de distribution dans les associations en fonctions des périodes de l’année, des personnes ciblées, des besoins...

Romain : Pour le moment, nous avons écrit ce guide de bonnes pratiques qu'il faudra d'abord éprouver en France. Nous souhaitons ensuite pouvoir le diffuser largement dans nos autres pays de distribution.

Trocathlon, des évènements ciblés pour être au plus proche du besoin de l’utilisateur

Le Trocathlon est un évènement au cours duquel les utilisateurs sportifs peuvent vendre et acheter du matériel d’occasion, créé en 1986.

L’année 2017 marque un tournant dans la vie du projet : pour satisfaire au mieux les utilisateurs sportifs, nous avons repensé le format des évènements Trocathlon ainsi que la plateforme en ligne « occasions.decathlon.fr ». L’objectif était de simplifier l’acquisition et le réemploi de produits sportif de seconde main, mais aussi de proposer une offre plus technique et plus fiable.

Jusqu’alors les évènements étaient multisports ce qui comportait un certain nombre de contraintes logistiques et humaines et qui ne couvrait pas totalement les besoins observés des sportifs. Nous avons donc décidé d’adapter la fréquence des Trocathlon pour les proposer « à la demande ». Désormais, des évènements ciblés par sport sont organisés tout au long de l’année et partout en France. Pour cela, la plateforme Decathlon Occasion a été améliorée pour permettre l’inscription des utilisateurs à des évènements ainsi que la mise en relation des sportifs. L’offre de matériel sportif est recensée et des évènements sont organisés en réponse à ce besoin.

En plus d’être systématiquement testés, les produits entamant leur 2e vie sont maintenant garantis comme les neufs : ils bénéficient de la politique Decathlon d’échange ou de remboursement pendant 365 jours.

Plus de 500 évènements Trocathlon se sont tenus partout en France en 2017.