Gestion des risques chimiques

Depuis 1998 Decathlon surveille la composition de ses produits de leur conception jusqu’au service après-vente.

Decathlon met en place des solutions pour gérer les risques chimiques que ce soit pour ses clients ou pour les opérateurs qui les fabriquent. En plus de la réglementation, les équipes exercent un contrôle permanent et peuvent décider de ne plus utiliser, voire d’interdire l’utilisation d’une substance qu’elles considéreraient comme risquée.

Chiffres clés
en 2015

Tous nos sous-traitants sont concernés par la démarche de prévention des risques chimiques et s’engagent à n’utiliser aucune des substances référencées.

Ils sont contrôlés tous les 3 mois, tous les 6 mois ou tous les ans, selon les typologies de produits manufacturés.

En cas de risque avéré pour le client, la production est stoppée et les produits sont détruits.

Définition
« Substance à risque »

Une substance est considérée comme « à risque » lorsqu’elle présente un danger avéré ou supposé pour la santé et la sécurité des hommes, et pour l’environnement. Les états interdisent ou limitent l’utilisation de certaines de ces substances à travers leurs réglementations (REACH en Europe, CPSIA aux USA,…) Les substances concernées doivent être absentes ou en deçà des limites de tolérance.

Une équipe centrale à pied d'oeuvre en amont et aval de la chaîne

Depuis 2007, une équipe dédiée à la prévention des risques chimiques anime transversalement le sujet et déploie outils et formations.

Trois personnes sont en charge du projet global et déterminent les substances risquées, les seuils de tolérance, les méthodes de tests et la fréquence des contrôles et suit de près les solutions techniques disponibles pour substituer certaines substances à risques des produits Decathlon. Ils exercent aussi une veille constante pour identifier les substances et les solutions pour prévenir, réduire ou réparer les risques associés.

La relation client au coeur de nos préoccupations

Et depuis 2014, une nouvelle personne est embauchée pour gérer la relation clients pour répondre efficacement et rapidement aux interrogations des clients sur la composition et la conformité des produits Decathlon aux différentes réglementations. Elle s’occupe aussi des cas de réactions cutanées liées à l’utilisation du produit. Les clients contactent Decathlon par le biais de ses magasins, par le Centre de Relations Clients, par téléphone, mail ou via les avis laissés en ligne directement sur le site de vente en ligne de Decathlon.

En 2015, nous avons porté nos efforts sur la formation d’équipes en charge de la relation clients de plusieurs pays. En France, en Allemagne, en Espagne, en Italie et en Chine, des relais sont autonomes pour apporter des réponses satisfaisantes en cas de réclamations sur ces sujets (environ 80% pour motif de réactions cutanées), et un relais sera également nommé en Russie et en Inde en 2016. Le temps de traitement de ces dossiers devrait donc diminuer dans les mois à venir.

Légende: photo du Centre de Relations Clients de Decathlon © crédit photo JMR.

« Travailler seul sur ces sujets n’est pas viable, et nous souhaitons harmoniser nos pratiques avec les autres industriels du secteur, car cela facilite la mise en application des exigences pour les sous-traitants. »

Frederic Felipe
Frederic Felipe
Responsable management substances chimiques
Focus sur
« Liste des Substances Restrictives »

L’objectif de la RSL est de clairement définir pour les sous-traitants les substances à risque que nous interdisons ainsi que les seuils de tolérance associés. Les sous-traitants de Decathlon s’engagent à respecter chacun de ces seuils en signant la Restricted substances list (RSL) de Decathlon.

Elle est régulièrement mise à jour, afin de prendre en compte :
– les évolutions réglementaires des pays où Decathlon est implanté.
– la réglementation des nouveaux pays d’implantation, afin de l’intégrer lorsque celle-ci est plus contraignante. Cette exigence que se fixe Decathlon est un challenge dans un contexte de développement de l’entreprise dans de nouveaux pays.
– les études toxicologiques sur les substances non réglementées.
– l’amélioration des connaissances des processus de production.
– l’évolution des méthodes de tests qui permettent de baisser les seuils.

Un réseau de relais structuré

Présents dans les équipes de marque et de processus industriel, les directeurs qualité mettent en place les plans de contrôle des produits, suivent les sous-traitants sur la signature de la RSL, et sont acteurs dans les cas de non-conformité.

En pays, des relais (missionnés de 10% à 20%) sont présents dans les équipes en charge de la production et déploient la démarche sur le terrain, auprès des sous-traitants.

Focus sur
« Le PFC »

La déperlance d’un textile désigne sa capacité à laisser glisser l’eau sur sa surface, sans qu’il l’absorbe. Ainsi le textile ne se gorge pas d’eau et reste léger, respirant et chaud pendant la pratique.

Elle s’obtient généralement par un traitement composé de perfluocarbures (PFC), appliqué sur la face externe du textile. Considérés comme faisant partie des substances « extrêmement préoccupantes » par l’Agence européenne des produits chimiques, les équipes de Decathlon travaillent activement à la suppression des PFC en repensant le procédé industriel permettant d’obtenir la déperlance.

Formation à la toxicologie

La formation à la toxicologie est intégrée au plan de formation des équipes de conception et de production (ingénieur produit, ingénieur composant, production leader et responsable qualité en production).

Des “toxi week” pour former tous les relais en pays.
En 2015, deux semaines ont été organisées (une en Italie et une en Chine) avec les relais pays afin de les faire monter en compétence et de les rendre autonomes sur la prise de décision locale en cas de non-conformité sur leur périmètre.

Nos principes pour les tests de contrôle

Decathlon fait preuve de pro-activité et va au-delà des contraintes réglementaires pour assurer la sécurité de ses clients.

Les produits sont principalement testés avant leur expédition depuis le pays de production (tests réalisés par des laboratoires externes et indépendants). Cela permet de s’assurer que les produits livrés aux magasins ne contiennent pas de substances non conformes. Des tests sont également réalisés une fois les produits disponibles à la vente, pour identifier toute dérive de production éventuelle.

En résumé:
– avant de lancer la production, signature d’un document cadre (la RSL) par les sous-traitants
– à plusieurs étapes clés, des tests sont réalisés. Ils concernent l’ensemble des produits mais peuvent aussi cibler plus particulièrement les gammes de produits les plus sensibles (baby, jouets, contact alimentaire).
– si besoin, des actions de protection du consommateur, telles que le retrait de la vente ou le rappel client, sont implémentées.

Focus sur
« Les évolutions de la RSL »

Auparavant, les exigences de la RSL portaient uniquement sur le produit fini et ses composants.


En 2015, nous avons voulu avancer sur l’anticipation des risques en organisant un contrôle des produits entrants chez les sous-traitants. Cette nouvelle contrainte, en limitant l’entrée de produits chimiques dangereux dans l’usine, tend à mieux protéger les employés et l’environnement ainsi qu’à améliorer la qualité des produits. 
Cette exigence nous a amenés à compléter notre RSL. Un groupe de travail dont les travaux sont publics et font référence, ZDHC (Zero Discharge of Hazardous Chemical), a publié une MRSL fin 2014. Nos équipes se sont appuyées dessus pour fixer la liste des substances et seuils de tolérance de Decathlon.

Suppression des phtalates dans nos chaussures

Les phtalates sont des plastifiants, c’est-à-dire des molécules utilisées dans les plastiques pour les rendre plus flexibles. Dans le cadre de l’homologation de nos chaussures pour le marché turc, nous avons réalisé une batterie de tests qui ont démontré la présence de certains phtalates interdits par la réglementation locale. La chaussure est un des produits les plus à risque sur ce sujet car elle est en contact prolongé avec la peau. Il est complexe de travailler à la suppression des phtalates dans ce produit car la fabrication de chaussures est un procédé industriel nécessitant de nombreuses étapes pour assembler différentes typologies de composants.

Pour travailler à leur suppression dans ces produits, nous avons recruté en 2014 un pharmacien dont les travaux bénéficient à l’ensemble des pays de distribution. Il participe également aux travaux de groupe de travail de normalisation de l’AFNOR sur le cuir et chaussures.

Focus sur
« La détection des NPEOs »

Les NPEOs sont utilisées par de nombreux sous-traitants lors de la phase de teinture et de lavage des produits textiles.

Nous surveillons la présence de ces substances (reconnues comme un produit toxique pour les organismes aquatiques, et comme un potentiel pertubateur endocrinien chez l’homme) sur tous nos produits contenant du textile ou du cuir. Elles font partie de notre liste des substances interdites depuis 2012.