La pollution des eaux, un enjeu incontournable

Depuis 2009, Decathlon accompagne un panel de fournisseurs afin de réduire les pollutions générées par la production de ses articles de sport.

En 2015, l’entreprise a élargi son programme en impliquant un plus grand nombre de fournisseurs. En évaluant les sites de production sur des critères à la fois sociaux et environnementaux, les équipes de Decathlon veulent faire monter les fournisseurs en compétence vers une démarche de responsabilité sociétale globale.

Certains procédés industriels utilisés pour fabriquer nos produits nécessitent de l’eau qui, une fois utilisée, est la plupart du temps rejetée dans le milieu naturel. Or, l’eau est une ressource vulnérable et inégalement protégée dans le monde. Nous agissons depuis 2014 sur ce sujet prioritaire, avec l’objectif de réduire les risques de contamination pour les populations riveraines. Nous constatons aussi une prise en compte croissante des enjeux liés à cette ressource par les États. Nous proposons donc aux fournisseurs concernés des solutions d’accompagnement, ce qui renforce la qualité et la stabilité de nos relations dans le temps.

Les Chiffres Clés
Focus
« La sélection des sites »

Deux critères déterminent en 2015 la participation d’un fournisseur à notre programme d’accompagnement :
– utilisation d’un procédé industriel à fort risque de pollution sur l’eau, comparativement aux autres procédés utilisés pour la fabrication des produits Decathlon, soit les procédés de teinture, de tannerie, de lavage-délavage, et de traitement de surface. Nous en dénombrons environ 400 dans ce premier cas de figure.
– traitement des eaux réalisé sur site avec un système en propre, avant rejet dans l’environnement : sur cette base, il reste 70 sites concernés.

Ces sites doivent alors s’engager à satisfaire nos critères de qualité pour les eaux usées, spécifiés dans notre cahier des charges.

« Cette démarche simple et concrète sur la pollution de l’eau a su fédérer nos équipes de production sur le management environnemental.

Nous allons pouvoir continuer sur cette dynamique pour traiter d’autres types de pollutions tels que les pollutions des sols et de l’air, sur un périmètre élargi de sous-traitants. »

Jérémie Piolet
Jérémie Piolet
environment project manager

Mobiliser et former les équipes en interne

Les évaluations environnementales sont réalisées par des évaluateurs internes préalablement formés sur les techniques d’audit, de prélèvement et sur les compétences liées au management des eaux usées.
Tout comme les conditions de travail, ces évaluations sont menées avant de débuter toute relation commerciale et réalisées à fréquence régulière.


Tous les 6 mois au Bangladesh, tous les 5 ans en Europe de l’Ouest et au Japon, tous les 2 ans dans les autres pays.

Contrôle de la qualité des eaux industriels

Notre cahier des charges comprend 15 paramètres à tester, couvrant les principaux risques pour les populations riveraines.

Chaque paramètre testé doit être conforme à la limite la plus exigeante entre celle fixée par la réglementation locale et celle fixée par Decathlon. Pour vérifier la conformité avec ce cahier des charges, l’auditeur réalise un prélèvement des eaux traitées et envoie les échantillons à un laboratoire externe.

Les résultats sont transmis sous 15 jours au fournisseur. Dans le cas où ils ne seraient pas conformes avec les limites fixées, nos équipes sur place accompagnent le fournisseur pour corriger le problème.

Focus
« L'évolution de notre cahier des charges sur les eaux usées »

Notre cahier des charges couvre les principales substances chimiques dangereuses responsables de la pollution de l’eau. Dès 2017, notre cahier des charges s’appuiera sur les normes internationales de qualité des eaux usées définies par la Banque Mondiale*. De plus, nous suivons les avancées du groupe de travail ZDHC (Zero Discharge of Hazardous Chemical), dont les travaux sont publics et font référence sur certaines substances dangereuses. Nous étudierons la faisabilité d’intégrer ces substances dans notre cahier des charges en 2017.

* World Bank Group Environmental, Health and Safety Guidelines, www.ifc.org/ehsguidelines

Nos priorités

En 2016, en plus des résultats des échantillons d’eau testés, nous serons attentifs au fonctionnement de la station d’épuration ainsi qu’aux stockage des boues et des déchets dangereux entraînant des risques de pollution des sols. L’objectif est d’éviter que ces boues et déchets dangereux soient lessivés par la pluie.

En 2017, nous souhaitons mieux accompagner, former et coacher un nombre grandissant de fournisseurs ; et traiter également les enjeux liés à la qualité de l’air. Cela sera possible en renforçant nos équipes de responsables Développement Durable en production, sur le terrain, au plus proche des fournisseurs.

Accompagner le progrès

En 2015, les équipes ont identifié des bonnes pratiques et déterminé les exigences minimales en matière de qualité de l’eau.

Leurs observations sont reprises dans la grille d’audit lancée en 2015. Cette grille est associée à un barème et à des prises de décisions.

Lorsque les résultats ne sont pas conformes aux limites fixées (note E), le fournisseur dispose de 6 mois pour identifier la cause et corriger le problème, avec l’appui de nos équipes sur place. S’il s’agit d’un nouveau sous-traitant, nous ne mettons pas en place de relations commerciales avant sa mise en conformité.