La Responsibilité Humaine en Production (RHP)

Agir pour améliorer les conditions de travail dans la chaîne d’approvisionnement et renforcer la sécurité des hommes et des femmes qui fabriquent les produits sont des priorités pour Decathlon.

La volonté est d’aller au-delà du contrôle afin de développer avec les sous-traitants une relation fondée sur la confiance et le respect mutuel et renforcer ainsi la Responsabilité Humaine en Production (RHP).

Nombre d'évaluations réalisées par nos équipes internes
soit 650 évaluations, au 31/12/15

Des rencontres sont organisées régulièrement entre les équipes de Decathlon et celles des cabinets externes pour échanger et harmoniser les pratiques.

Focus
« Les fondamentaux de notre démarche »

Depuis 2003, notre charte sociale basée sur les principes fondamentaux de la Déclaration universelle des droits de l’homme, les conventions fondamentales de l’Organisation internationale du travail, et le standard de responsabilité sociétale SA 8000, définit nos 8 exigences en matière de conditions de travail.
Son application est contrôlée lors d’évaluations menées sur site :
– aucun enfant sur le site.
– aucun travail forcé.
– un environnement de travail sûr et sain.
– aucune discrimination.
– aucune pratique disciplinaire abusive.
– le respect des heures de travail.
– le respect des salaires.
– un management social interne impliqué dans le respect de notre charte.

« L’implication des sous-traitants dans le cadre de nos formations ‘développement durable’ s’est révélée très intéressante car aujourd’hui, notre défi majeur réside dans le caractère durable des actions entreprises chez ces mêmes sous-traitants. Et il n’est possible de relever ce défi qu’en allant au-delà des ‘Évaluations’. »

Navneet Panwar
Navneet Panwar
Responsable développement durable en production

Signature de notre charte sociale

La charte est signée et le sous-traitant évalué avant de débuter toute relation commerciale. La fréquence des évaluations est établie en fonction :
– du niveau d’exigence de la réglementation locale.
– des moyens mis en œuvre par les États pour veiller à son application.
– du niveau de performance du sous-traitant (moins les conditions de travail sont satisfaisantes, plus la fréquence augmente).

Les évaluations sont menées tous les 6 mois au Bangladesh, tous les 5 ans en Europe de l’Ouest et au Japon, tous les 2 ans dans les autres pays.
A l’issue de l’évaluation, le niveau du sous-traitant est calculé selon 5 niveaux, de A à E.

Une revue complète de notre charte est en cours

Après avoir éprouvé notre stratégie initiée dans le courant des années 2000, nous relançons une analyse de risques sur le périmètre international pour mettre à jour nos exigences et aligner nos moyens avec l’importance des nouveaux enjeux, sur la base des textes de référence*. Certains enjeux sont d’ores et déjà identifiés*, et nous participons à des groupes de travail multi parties-prenantes externes (lien vers dialoguer pour avancer) qui nous permettent d’enrichir nos réflexions et d’échanger sur l’harmonisation des normes et pratiques. Le déploiement de notre nouvelle charte est prévu en 2017.

La sous-traitance non déclarée par nos sous-traitants est difficilement détectable. Malgré notre opposition formelle à cette pratique, signifiée par une clause contractuelle signée par les sous-traitants et bien qu’il y ait une présence régulière de nos équipes sur le terrain, certains sous-traitants pourraient recourir à des prestataires externes pour participer à la fabrication de nos produits, sans notre accord préalable. Ce sujet sera traité dans le cadre de la refonte de notre Charte, accompagné d’un plan d’action sur les moyens de détection.

* notamment les textes issus des travaux de l’OCDE (The OECD Guidelines for Multinational Enterprises) et des Nations Unies ( UN Guiding Principles on Business and Human Rights.)
* lutte contre l’esclavage moderne, la sous-traitance non autorisée, …

Focus
« Les points "E" dits innaceptables »

Si un site obtient une note “E”, nous demandons au sous-traitant :
de réaliser une action immédiate permettant d’éliminer le risque le jour de sa constatation et d’analyser le problème afin d’en identifier la cause et de définir un plan d’actions correctives assurant une résolution durable.


Ce plan d’action sera vérifié au maximum 3 mois après l’évaluation. Si la situation ne peut pas être résolue le jour même, nous suspendons la production et bloquons l’expédition de nos produits.

Créer une dynamique collaborative avec nos sous-traitants

Depuis 2014, nous organisons avec nos sous-traitants des réunions thématiques pour échanger sur le sens de notre démarche, et avancer ensemble sur la résolution de sujets clés.

Nous avons pu apprécier l’enthousiasme des participants lors de nos événements en 2015 :
– “Sustainability Suppliers days” au Bangladesh.
– Journée Vision en France (lien vers la partie vision), avec nos sous-traitants partenaires.
– Club des sous-traitants en Chine.
– Formation au développement durable en Chine, au Bangladesh, …

Ces temps forts améliorent la qualité des relations avec nos sous-traitants, renforcent la dimension partenariale et accélèrent les transferts de connaissances et de compétences.

Nos équipes dédiées, spécialisées et mobilisées

Plusieurs équipes sont quotidiennement sur le terrain pour encadrer et déployer notre démarche de responsabilité :
15 responsables développement durable en production, spécialistes internes (en 2015). Recrutés en local, leur maîtrise de la langue et leur connaissance de la culture du pays rendent leurs interventions efficientes. Ils forment en continu les équipes de production à nos exigences en la matière. Une des responsables est également responsable du processus de Responsabilité Humaine en Production (RHP). Elle conçoit et déploie les outils et méthodes nécessaires à la démarche, secondée par la responsable des relations avec les parties-prenantes pour détecter les orientations et améliorations à apporter.
les équipes de production présentes au quotidien chez les sous-traitants, elles, programment les évaluations, co-construisent les plans d’actions correctives et suivent leur mise en place. En dehors des évaluations, elles sont aussi responsables de détecter les situations non conformes avec nos exigences minimales et de les solutionner avec les sous-traitants. Ils sont 51% à avoir été formés sur la RHP en 2015.
les missionnés, collaborateurs avec des compétences en production qui peuvent devenir des évaluateurs. Ils suivent une formation théorique et pratique en interne pour être en mesure de réaliser des évaluations. Ils sont 27 personnes en 2015 à s’impliquer volontairement sur ces sujets.