Éco-développer notre réseau mondial

Decathlon, qui a fêté ses 40 ans en 2016, se développe avec dynamisme. Sa forme, elle la doit à ses équipes qui renforcent au quotidien sa progression dans les pays européens, ainsi qu’à leur volonté de continuer l’expansion de l’entreprise sur d’autres continents tels que l’Asie, l’Amérique ou l’Afrique.

Pour accompagner ce développement dans le domaine immobilier, les équipes privilégient l’éco-construction des bâtiments, ce qui se traduit par des bénéfices significatifs pour les sites concernés.

L'éco-développement
en 2016

En résumé

• Nous poursuivons la stratégie de certification environnementale avec, par exemple en France, trois nouveaux sites certifiés.

• Nous obtenons la certification HQE pour le bâtiment de notre plateforme logistique de Lompret, ce qui porte à 8 le nombre d’entrepôts certifiés en 2016.

• Nous réalisons une veille active des évolutions sociétales pour enrichir la stratégie de développement de l’entreprise.

Évolution de nos surfaces certifiées en propriété dans le monde pour nos magasins
En % de m²

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Focus
« Certifier nos nouveaux bâtiments en propriété »

La construction et l’exploitation de nos sites représentent 5 % du volume des émissions de GES de Decathlon, c’est pourquoi les équipes recherchent l’efficacité environnementale dès la conception des bâtiments et travaillent avec quatre certifications reconnues au niveau international :

• LEED (Leadership in Energy and Environmental Design) – certification créée aux États-Unis ;

• BREEAM (Building Research Establishment Environmental Assessment Method) – certification créée en Grande-Bretagne ;

• HQE (haute qualité environnementale) – certification créée en France ;

• DGNB (Deutsche Gesellschaft für Nachhaltiges Bauen) – certification créée en Allemagne.

Sont concernés nos magasins, ainsi que les sites logistiques et les camps de base des marques de nos produits Decathlon. Cependant, la politique de développement actuelle, de plus en plus tournée vers la location de sites, limite la part de bâtiments certifiés dans le parc mondial de Decathlon.

Éco-construire nos sites en France

Depuis 2010, en France, Decathlon place l’éco-construction au coeur de sa politique de développement durable, qui se concrétise par l’obtention d’une certification environnementale sur 100 % de ses nouveaux sites en propriété (magasins et entrepôts).

Les bénéfices induits par cette stratégie sont multiples : réduction des factures énergétiques, valorisation du patrimoine immobilier, meilleure intégration paysagère et amélioration du bien-être sonore, visuel et acoustique pour nos clients et nos coéquipiers.

En 2016, nous comptons 22 sites certifiés : 16 magasins, 4 sites logistiques et 2 sites de marque.

Ainsi, trois nouveaux sites ont reçu une certification :

• le magasin de Saint-Malo ;

• le village Decathlon de Yutz ;

• l’entrepôt de Lompret.

2017 verra l’accélération de cette stratégie, avec six magasins en cours de réalisation. De nombreux projets pour alimenter les magasins en énergie solaire photovoltaïque sont également à l’étude et des bâtiments à énergie positive devraient voir le jour.

JEAN-MARC LEMIÈRE
S’appuyer sur ses atouts, prendre conscience des enjeux et se transformer rapidement : un smart mix indispensable au développement de Decathlon
Meeting with JEAN-MARC LEMIÈRE
Essaimeur de changement chez Decathlon

Une évolution des mentalités est à l’oeuvre chez Decathlon pour ne plus résumer le développement de l’entreprise à son expansion géographique. Bien que cette dernière joue encore un rôle important, la future progression de notre chiffre d’affaires devra se nourrir aussi de notre capacité à identifier des tendances émergentes, à nous ouvrir sur notre environnement et à identifier les transformations à mener pour nous adapter.

Explication avec Jean-Marc Lemière, essaimeur de changements chez Decathlon.

Quels sont nos territoires de prédilection pour développer l’entreprise ?
Nous continuons de consolider nos bases européennes historiques (les marchés de la Grande-Bretagne
et de l’Allemagne restent encore très largement à conquérir) et, en parallèle, nous nous efforçons de
développer des relais de croissance. Le marché du sport asiatique – au-delà de la Chine – en fait partie,
car il est de plus en plus important, stimulé par deux phénomènes : la croissance démographique et la
croissance du pouvoir d’achat de la classe moyenne. Enfin, nous testons depuis peu la viabilité de notre
modèle en Amérique latine (Mexique et Colombie, en plus du Brésil) ou en Afrique subsaharienne.
Quelles évolutions sociétales as-tu pu observer, qui ont ou auront un impact sur notre façon de nous
développer ?
Le modèle de production de ces quarante dernières années, où l’on produit uniquement à bas coût dans
certains pays et où l’on revend dans d’autres, pourrait être remis en cause pour de multiples raisons.
La montée en puissance de nouvelles technologies ainsi que les contraintes de développement durable
pourraient rendre des schémas d’approvisionnement plus locaux très pertinents. Mais paradoxalement,
nous voyons aussi émerger deux visions du monde potentiellement en contradiction : celle où la
technologie rend tout accessible de façon très locale – même avec la réaffirmation des frontières – et, au
contraire, celle de certaines populations anxieuses et qui ne comprennent plus quelle sera leur place dans
ce monde en pleine transformation.
Selon toi, quelles réponses devrions-nous apporter ?
Tout d’abord, nous devrions être reconnaissants d’avoir bénéficié de cet ancien modèle et assumer
nos responsabilités pour apporter des réponses aux problèmes d’aujourd’hui ; sans attendre la sphère
politique. Toutes ces réponses, nous pouvons les cocréer avec l’ensemble de nos coéquipiers, sensibilisés
aux questions sociétales et environnementales. Ces solutions, nous devons les faire émerger en favorisant
une prise de conscience collective, en faisant grandir le sentiment de responsabilité et en donnant à
nos coéquipiers le pouvoir de changer ce qui doit l’être. C’est ce que nous faisons, par exemple en
développant des schémas d’approvisionnement « local pour local », avec la volonté de faire grandir les
équipes et d'avoir un impact positif auprès des populations sur place, ou en limitant notre empreinte sur
l’eau en production. Ce dernier point, d’ailleurs – la préservation de l’eau –, est pour moi un enjeu majeur
pour les économies et les sociétés du monde entier.