Optimiser notre gestion des énergies et des déchets

« Garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes, à un coût abordable » est le 7e objectif de l’ONU, dans ses objectifs de Développement Durable.

Pour relever ce défi mondial, Decathlon a un rôle à jouer pour économiser les ressources consommées, notamment les matières premières et l’énergie.

Dans chacun des pays où nous disposons de magasins, un leader des consommations énergétiques est chargé d’animer la réduction de la consommation des sites. Cette gestion a permis une baisse de 8,8 % sur 2017 pour les magasins.

L’implantation d’un nombre croissant de sites a entrainé une plus grande production de déchets en 2017. Ce domaine interpelle de plus en plus nos utilisateurs et nos collaborateurs, ce qui a multiplié des initiatives partout dans le monde. Cet état des lieux montre que nous sommes dans une dynamique avec une marge de progrès devant nous : nous devons capitaliser sur les bonnes pratiques déjà identifiées pour envisager un déploiement rapide d’une démarche de plus grande ampleur sur le tri et la valorisation des déchets.

La gestion de l'énergie et des déchets en chiffres
le 31/12/2017

En synthèse pour 2017

Le réseau de leaders environnement pays s’étend, se structure et de plus en plus de pays établissent leur stratégie locale.

• Le taux de tri de nos déchets se dégrade au niveau mondial, mais, parallèlement, s’améliore dans les pays européens au niveau des magasins.

Un réseau mondial dédié à la gestion de l'énergie

Pour répondre à l’impératif global de diminution de nos consommations énergétiques, nous avons mis en place un réseau de leaders Énergie, dédié à l’action sur cette thématique. Ces équipes sont animées chaque trimestre sur la consommation de leur pays.

Ces acteurs animent la consommation d’énergie des réseaux de magasins et entrepôts dans chaque pays. Ils collectent les données environnementales (consommation électrique, énergies renouvelables, gaz naturel, production et tri des déchets) et définissent la stratégie à adopter localement, adaptée aux besoins et aux ressources du territoire, ainsi que de la mise en place du plan d’action correspondant.

Les données collectées permettent d’avoir les bonnes informations sur les impacts environnementaux de leurs sites, afin de prendre la mesure des sources d’émissions les plus importantes, pour orienter les plans d’action par la suite.

Cette organisation sous forme de réseau permet d’agir localement de manière plus pertinente. En effet, chaque pays possède des besoins et des ressources différentes, selon le climat auquel il est soumis (besoin de chauffage ou de climatisation, besoin de plus ou moins de lumière, etc.), mais aussi selon ses ressources disponibles (énergie issue de panneaux photovoltaïques possible grâce à l’ensoleillement suffisant, par exemple).

Ce fonctionnement permet l’échange de bonnes pratiques, portées à la connaissance de tous, mais aussi une montée en expertise sur ce sujet qui permet la flexibilité et la pertinence des décisions ainsi que la rapidité de mise en oeuvre locale.

Une politique environnementale globale : l'exemple de l'Espagne

Decathlon Espagne a commencé à écrire sa stratégie environnementale en 2014. Dès 2015, un leader pays est nommé afin de déployer un plan d’action énergétique et déchet sur tout le territoire afin notamment de réduire son empreinte carbone et d’économiser les ressources d’énergie grâce à l’optimisation de process.

Des projets concrets ont ainsi vu le jour, comme le “Spain Clean Up Day”, qui rassemble les utilisateurs et les coéquipiers autour de la collecte de déchets, le déploiement de solutions de mobilité douce pour les collaborateurs (Autopartage, mise à disposition de vélos et de parkings à vélos pour les utilisateurs), des initiatives d’économie circulaire avec la récupération en magasin et le recyclage de balles de tennis pour en faire des tongs de plage, la récupération des cartouches de chasse (270 000 cartouches collectées, soit 2 tonnes de plastique et métal), ou encore le programme “Zero Decote” : une mobilisation de l’ensemble des coéquipiers pour qu’il n’y ait plus d’article jeté inutilement. Par exemple, la création de références spécifiques (bouchons de gourde, éléments de packaging…) qui permettent de remettre facilement les produits en rayons, sans en commander de nouveaux. Ce programme a permis l’économie de près de 2,8 T. éq. CO2.

Toutes ces actions sont répertoriées sur leur site externe dédié au Développement Durable : ici

Une politique de traitement de déchets qui prend de l'ampleur

Nos différentes activités produisent des déchets, traités chaque jour par les équipes dans les magasins, sites de marque, services centraux et entrepôts. Il s’agit principalement de papiers, de cartons, de plastiques, de ferrailles et de bois. Ces déchets sont issus de nos emballages, de nos produits défectueux, de nos consommables quotidiens.

En 2017, plus de 88 002 tonnes de déchets ont été générées par nos sites.

Si certains pays ont une démarche structurée de gestion des déchets en collaboration avec des prestataires, nombreux sont ceux qui n’ont pas encore atteint ce niveau de maturité, Decathlon étant fortement dépendant des filières de valorisation existantes et des règlementations locales. Conscients du chemin qu’il reste à parcourir, notre volonté est de construire un réseau de leaders autonomes et responsables, à l’image de celui en place sur la gestion des consommations énergétiques.

Pour nos cintres, appliquer la stratégie des 3R (Réduire, Réutiliser, Recycler)

Nous avons commencé en 2014 un projet consistant à mettre sur cintre les produits Decathlon directement à l’étape de leur production. Tous les vêtements arrivent en magasin sur cintre depuis 2015. Nous avons souhaité créer un circuit de récupération en boucle fermée pour réduire nos déchets et nos émissions de GES.

Aujourd’hui, dans 8 pays, les équipes récupèrent les cintres pour les recycler en matière première et en faire de nouveaux

cintres pour Decathlon. En 2017, 1 575 tonnes de cintres en plastique ont été recyclées, soit + 63 % par rapport à l’année précédente (964 tonnes en 2016). De plus, tous les cintres achetés cette année sont produits à partir de 50 % de plastique recyclé.

Parallèlement, nous organisons la collecte des cintres en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne, pour qu’ils soient directement réutilisés, sans passer par le recyclage. En 2017, les 200 000 cintres collectés ont permis l’économie de 19 tonnes de CO2